Josh et les espions du Père Noël PDF Imprimer Envoyer
Écrit par EriG   
Lundi, 22 Décembre 2008 23:43

 

Josh et les espions du

Père Noël

  

         Il était une fois, un petit garçon dont le Papa roulait trop vite, et ce, dans tous les domaines.

         Sur les routes, le papa de Josh roulait trop vite.

         Dans son métier aussi, il roulait trop vite, manquant les efforts de Josh pour attirer la fierté de son père. Avant même de sortir de maternelle, Josh savait déjà lire et compter! Il voulait déjà être poète. Mais pour le Papa de Josh, les poètes étaient des sortes de feignants cherchant à gagner leur vie sans y mettre aucun effort.

         Ainsi le papa de Josh méprisait-il sont fils, pour le plus grand malheur de celui-ci, puisque, pour se mettre en colère aussi, le papa de Josh roulait trop vite.

 

            Parmi les rares moments de bonheur de Josh, y’avait Noël.

            Dès le début de l’Avant, Josh affichait un calendrier près de son lit, pour décompter les jours avant Noël.

            Tous les soirs, la maman de Josh venait lui lire une histoire.

            Evidemment, pendant cette période où tout s’illumine déjà dans les rues, c’était toujours des histoires de Noël.

Josh adorait le Père Noël. Il aurait bien voulu l’avoir comme papa. Ce qui le fascinait le plus, dans la plupart de ces histoires, c’était le fait que le Père Noël savait toujours, si on avait été sage ou pas.

            Le Papa de Josh, lui, ne savait jamais, quand Josh avait été sage.

            Mais puisque, tous les ans, le Père Noël lui apportait des cadeaux merveilleux, des trains électriques, des circuits automobile miniatures, avec des voitures télécommandées, des légos, des Playmobils, des Monsieur Patate, des tout ce qu’on a pu voir chez Walt Dysney et même d’avantage ; Josh en conclut qu’il devait être un enfant sage.

            C’était pourtant un enfant capricieux. Même avec la meilleure volonté, il piquait des colères qu’il n’arrivait pas, lui-même à comprendre. Beaucoup de ses tentatives pour bien faire se terminaient en catastrophes. Malgré ses bonnes notes en classe, c’était un garçon turbulent et tapageur.

            Mais il avait droit, tous les ans, à une collection de cadeaux qui aurait fait pâlir d’envie l’héritier de la couronne d’Angleterre.

 

            Et puis un jour, à force de rouler trop vite, le papa de Josh encastra sa voilture dans un camion.

            Pour une fois qu’il amenait son fils à l’école ! La Maman de Josh était malade, clouée au lit par une grippe qui passait par là. Le papa de Josh était encore plus pressé que d’habitude, puisque, à cause de son crétin de fils, il allait encore être en retard. Il écrasa le champignon en maugréant, inattentif aux panneaux de stop et autres feux tricolores, qu’on avait posés sur son chemin dans le seul but de le ralentir encore.

            Et hop ! Il écrasa sa voiture sur un camion frigorifique.

            Le papa de Josh fut tué sur le coup, tandis que Josh, lui, se retrouva avec une jambe en aluminium.

Dès ce jour, Josh devint carrément un petit garçon détestable.

Josh haïssait son Papa. Il le haïssait, pour avoir été son Croque-mitaine, au lieu d’avoir été le Père Noël que l’enfant attendait de lui. Il le haïssait, pour avoir pris sa jambe. Et surtout, il le haïssait, de ne plus être là pour entendre sa colère.

Il haïssait ses camarades d’école, pour avoir encore leurs papas près d’eux et leurs deux guiboles. Il ne pouvait pas faire de sport. Il ne pouvait même pas jouer avec ses camarades. Il ne pouvait que rester sur le côté de la cour, et les regarder s’amuser, tandis que sa haine grandissait encore.

Il mit alors un point d’honneur à marcher sur les pieds de ses camarades, avec sa nouvelle jambe en aluminium.

Plus le temps passait, plus Josh devenait méchant.

Sa maman ne savait plus quoi faire.

Elle était tout le temps convoquée à l’école. Dans la cour de récréation, la méchanceté de Josh finit par devenir légendaire. Le petit garçon à la fausse jambe, il ne fallait pas s’en approcher, car il finissait toujours par vous faire très mal.

Cette année là, Josh n’eut pas de cadeaux à Noël.

 

« Tant pis ! s’écria Josh quand il découvrit la cheminée vide, au petit matin. De toute façon, toi aussi, je te déteste, Père Noël ! Je te déteste ! Les grands disent que t’existes pas ! T’existes pas, t’entends ? Va donner tes cadeaux ailleurs ! »

 

Très vite, Josh, se mit à détester aussi sa propre chambre. Elle lui faisait peur. Il y sentait une présence. Pour sa maman, c’était un calvaire, tous les soirs, pour le mettre au lit, même avec une histoire.

Dès qu’il n’y avait plus un bruit dans la maison, Josh entendait des voix.

Des voix toutes ténues !

Elles chuchottaient :

 

« Voyons voir, alors… oh, là, là ! aujourd’hui, on a fait tomber un camarade de classe sur un radiateur.

-         Ca a l’air grave, ça !

-         Je pense bien ! Trois points de suture ! Trente points en moins.

-         T’as vu ? Il a aussi découpé la robe de sa voisine avec des ciseaux !

-         Remarques, il faut saluer le travail d’artiste ! Il a suivi le dessin des fleurs !

-         Ca n’entre pas en compte. Non, mais, une robe à soixante Euro ! Allez ! Trente points aussi ! »

 

C’était comme ça presque tous les soirs.

Josh avait peur de ces voix.

Elles semblaient sortir de sous son lit.

Peut-être qu’il y avait des monstres sous son lit !

Peut-être que ces monstres n’attendaient qu’une chose ; qu’il dépasse un peu de ses couvertures, pour dévorer tout ce qui dépasse ! Allez hop ! Une main qui pend, et on croque la mitaine !

Tous les soirs, Josh se mit à demander à sa mère de le border très fort, tellement il avait peur des monstres qui vivaient sous son lit. Elle ne se fit pas prier, prenant ça pour une marque de tendresse inespérée.

Mais un soir de printemps, pourtant, n’y tenant plus Josh imagina un piège.

 

Pour tenir sous son lit, ces monstres ne devaient pas être bien gros ! C’est en tout cas ce qu’il se répétait tous les soirs pour se rassurer. Pour en capturer un, peut-être qu’un grand verre pouvait suffire ! Il possédait justement un très grand verre, en plastique transparent, arborant le visage dessiné de Peter Pan, version Disney. Il l’avait gagné un jour au Mac Donald. Ou peut-être bien que c’était chez Quick ça n’a pas d’importance.

Ce verre là devait être assez grand, pour attraper au moins l’un des monstres.

Ce soir là, au grand étonnement de sa mère, Josh ne se fit pas prier pour se coucher tôt, se disant même trop fatigué pour entendre une histoire.

Il se laissa border, reçut sa bise quotidienne sur le front, puis regarda la porte se refermer sur elle, le plongeant dans l’obscurité.

Alors, il s’empara d’une lampe de poche cachée sous son matelas, fourra son polochon et son oreiller sous ses draps, et se glissa hors de son lit, pour se lover sous une pile de couvertures qu’il avait laissée traîner sur le sol.

Et il attendit les monstres.

La lumière de la lune filtrait à travers les volets de sa chambre. Sa vue s’habitua très vite à l’obscurité. Il se passa ainsi plusieurs minutes. Josh commençait même à voir les lattes de parquet, sous son lit, quand soudain…

Sous son lit, un carré du plancher pivota sur lui-même autour de son centre.

C’était comme l’entrée d’un passage secret. Une trappe de dix centimètres sur dix. Sauf que, sur celle là, étaient fixés deux minuscules sièges de bois, mais ouvragés comme des fauteuils en cuir, ainsi qu’un bureau arborant un minuscule ordinateur.

Sur les sièges, étaient assis deux êtres minuscules.

C’était des lutins, des vrais, avec même des oreilles pointues ! Ils étaient vêtus de complets vestons très modernes. On aurait dit de minuscules représentants de commerce. Des costumes verts, avec de toutes petites feuilles d’arbres en guise de cravates.

 

« Alors !, dit l’un, en consultant l’ordinateur qui ronronnait faiblement. Voyons voir. Aujourd’hui, nous avons une conspiration pour… purée de chêne !, s’exclama-t-il soudain, jaillissant de son fauteuil. »

 

Mais c’était trop tard.

Surgissant de sous ses couvertures, Josh alluma la lampe. Il abattit le verre en plastique, sur le lutin qui avait bondi hors de la trappe.

L’autre lutin actionna une pédale sous le petit bureau. La trappe se retourna à nouveau, ne laissant qu’un plancher vide.

 

Il se passa quelques secondes de silence, quelques secondes d’intense triomphe pour Josh. Le petit garçon et le lutin s’observaient à travers le plastique du verre. Les yeux verts du captif, encadrés de cheveux blonds impeccablement peignés et d’une barbe taillée en pointe, ne cillaient pas d’un poil.

L’enfant dit enfin :

 

« T’es qui ? »

 

Mais le lutin ne répondit rien. Il continua d’observer l’enfant d’un air impénétrable.

 

« T’es un de ses espions, hein ? T’es un espion du Père Noël ! C’est grâce à vous, qu’il sait si on est sage ou pas ! Avoue, espion ! »

 

Le lutin resta dans son mutisme.

Elevant alors la voix, l’enfant s’adressa au plancher :

 

« Eh, lutin ! J’ai ton copain espion ! Il peut pas s’enfuir ! Va voir ton patron ! Dis lui que je relâche son espion contre mes cadeaux de Noël ! »

 

Et Josh se mit à attendre.

Le lutin aussi.

Soutenant mal le regard de son prisonnier miniature, Josh se mit à jacasser, tandis que son otage conservait le silence.

 

« C’est de sa faute, aussi ! Pourquoi il a arrêté de m’offrir des cadeaux, comme ça, du jour au lendemain ! Pourquoi il m’aime plus, le Père Noël ? Je lui ai rien fait ! Il me manque une jambe ! C’est mon papa qui me l’a prise, et il est mort ! J’ai jamais eu de chance ! Pourquoi j’ai plus de cadeaux ? »

 

Mais le lutin garda le silence, et Josh finit par s’endormir.

 

Quand il s’éveilla, il n’était plus dans sa chambre.

Il était prisonnier, sous un gigantesque verre en plastique.

Dehors, il n’y avait plus de maison, et il faisait jour ! Le ciel était d’un bleu impeccable. Pas un nuage !

Et le sol étant blanc, d’un blanc aveuglant !

Josh réprima un frisson, mais il n’avait pas froid. Se redressant sur un coude, il faillit glisser sur la glace et s’étaler par terre

.

« Le pôle Nord !, s’exclama-t-il d’une voix ténue et tremblante.

-         Ah, ça !, répondit une voix bourrue sur sa droite. »

 

Josh tourna immédiatement la tête.

Ses tremblements cessèrent d’un coup. Son menton s’écrasa sur sa poitrine.

Assis dans un rocking-chair en bois de sapin, un vieux pêcheur en maillot de bain rouge lui adressait un grand sourire, dans une barbe blanche et broussailleuse. Mais alors, un maillot de bain à l’ancienne ; simplement composé d’un short et d’un marcel, qui cachaient mal une énorme bedaine.

La ligne de sa canne à pêche plongeait dans un lac d’enveloppes en papier. Un trou rempli de lettres ! Certaines étaient timbrées, d’autres non. Dessus s’étalaient des adresses dans des langues incompréhensibles.

A deux mètres, à peine, il put quand même lire ceci, sur le dos d’une enveloppe :

 

Père Noel

Village du Père Noël,

Pôle Nord.

 

« Tu peux pas te trouver plus au Nord !, termina le Père Noël. »

 

Josh tourna à nouveau la tête. Le Père Noël ne le regardait plus, concentré sur sa canne à pêche.

 

« Mais, mais, et votre costume ?

-         Ah, mais, moi aussi, j’ai droit aux vacances ! Qu’est-ce que tu crois ? C’est pas évident, de faire le tour du Monde en une seule nuit, même en suivant les fuseaux horaires ! J’ai bien le droit de me reposer un peu dans l’année ! Détends toi, c’est le printemps ! Ah !... »

 

La ligne bougea vers le centre du lac. Sur le côté de la canne à pêche, la manivelle d'un imposant enrouleur chrômé se mit à tourner à l'envers, à toute allure, disparaissant presque de la vue.

 

« Je crois que c’est par là… marmonna le vieil homme dans sa barbe, faisant tressauter sa moustache. »

 

Des vacances.

Josh sentit monter la colère.

 

« Des vacances ?

-         Eh bien oui, des vacances !

-         T’as rien fait, cette année ! J’ai pas eu de cadeaux !, explosa Josh.

-         Hé, ho ! Ca va être de ma faute, maintenant !, s’emporta le Père Noël, en tirant sa ligne hors du lac d’enveloppes. Ha ! C’est elle ! »

 

Au bout de la ligne était accrochée une lettre, par un petit anneau, comme à la pêche au canard, dans les kermesses. Levant haut sa canne à pêche, il l’attrapa sans bouger de son rocking-chair. Le siège eut un mouvement de balancier. Pendant un instant, Josh crut que le Père Noël allait tomber en arrière.

Mais il revint dans sa position initiale, l’enveloppe à la main.

 

« Si t’as pas eu de cadeaux à Noël, c’est parce que t’as été encore moins sage que d’habitude. Et encore, c’est peu dire. Là, tu bats des records.

-         Comment ça, encore moins sage ! Avant, j’étais sage ! J’avais plein de cadeaux, à Noël !

-         Non, avant, tu n’étais pas sage. Tu n’as jamais été sage. »

 

Le Père Noël s’était levé de son rocking-chair. Il s’approchait à présent du verre ou était prisonnier l’enfant.

 

« Alors, ça fait comment ?, demanda-t-il. »

 

 Il cogna des phalanges légèrement boudinées, sur la paroi en plastique, produisant un son mat.

« Je peux t’assurer qu’à lui, ça ne lui a pas fait plaisir !

-         Pourquoi j’avais des cadeaux, alors, si j’étais pas sage ?, cracha Josh, toujours allongé sur un coude. »

 

La glace n’était même pas froide.

 

«  Justement !, répondit le Père Noël en levant à nouveau sa canne à pêche. »

 

Josh leva instinctivement la tête. Au dessus de lui, le verre en plastique était percé d’une fente, comme une boîte aux lettres. La lettre, toujours accrochée au bout de la ligne, s’éleva dans les airs. Elle traversa la fente, pour atterrir près de Josh.

 

« Cette lettre là va te répondre. »

 

Et il attendit.

Josh hésita.

 

« Je t’ai jamais écrit !

-         Ce n’est pas une lettre à toi ! Enfin, si, maintenant ! Vas-y, lis la ! Elle est à toi, je te la donne. Il y a des prières de Noël auxquelles je ne sais pas répondre. J’abandonne. Essaie, toi, si tu veux !

-         Quoi, moi ? Mais pourquoi moi ?

-         Je sais pas, moi ! T’es qui, toi, pour prétendre que je fais mal mon travail ! Vas-y, résous ce cas pour moi, parce que là, moi, t’as raison, j’en suis incapable ! On va voir, si tu peux faire mieux que moi ! »

 

Alors, l’enfant tendit le bras vers l’enveloppe. Il la décrocha de la canne à pêche. Elle n’était pas collée. Il en sortit une feuille de papier toute froissée, couverte d’une écriture maladroite. Par endroits, l’encre avait coulé, comme si on avait pleuré en l’écrivant. Il lut :

 

« Cher Papa Noël,

 

Je sais pas si tu existes.

J’ai jamais eu de cadeaux. On m’a dit qu’il faut t’écrire pour en avoir.

Je voudrais des cadeaux, mais c’est pas pour moi. Offrez plein de cadeaux à mon Papa, s’il vous plait, il est tout le temps triste. Il est jamais là, et quand il est là, il me voit pas. S’il a plein de cadeaux, peut-être qu’il sera moins triste. Et peut-être aussi qu’il me verra.

Et si je suis papa un jour, je veux plein de cadeaux pour mes enfants à Noël, pour qu’ils soient pas tristes aussi.

S’il vous plaît, Papa Noël.

C’est pas pour moi.

 

Charly. »

 

Charly. Ce nom résonna, dans sa mémoire, prononcé par la voix de sa mère.

 

« Charly, murmura-t-il. »

 

Une larme coula sur le coin de sa joue droite.

 

« C’était Papa ? C’est Papa qui a écrit ça ? »

 

Le Père Noël hocha la tête avec un regard tendre.

 

« Oui, c’est ton père, qui m’a écrit ça. Il était aussi grand que toi. »

 

A présent, le gamin pleurait à chaudes larmes.

 

« J’ai pas connu mon Grand-Papa. On m’a dit qu’il est monté au ciel, quand mon Papa était petit.

-         Ce n’est pas bon de rester tourné vers le passé, Josh. Ton Papa t’aimait, mais lui aussi, il était malheureux. Dès fois, quand on est malheureux, on ne sait plus ce qu’on fait. Fais attention à qui tu vas devenir, Josh. Le petit garçon qui m’a écrit cette lettre voulait que tu sois heureux ! C’est un vœu que toi seul, tu peux exaucer ! Moi, je n’exauce pas les vœux. Je ne fais qu’offrir des cadeaux à Noël. Mais juste aux enfants sages. Dans ton cas, j’ai fait une exception, parce que, un jour, un petit garçon malheureux me l’a demandé. Sèche tes larmes, Josh. Si t’es sage, t’auras deux fois plus de cadeaux, cette année à Noël.

-         Je veux pas de cadeaux ! sanglota l’enfant. Je veux mon Papa.

-         Mais il est déjà là, dans ton cœur ! Et tu l’emporteras toujours avec toi. Allez, zou ! C’est que je suis en vacances, moi !, termina-t-il d’un ton bourru. »

 

Soudain, le sol se déroba sous Josh. Il se sentit aspiré vers le bas, en une chute qui n’en finissait plus, le long d’un tube de glace ou de verre. Le tube tourna plusieurs fois, à gauche, à droite, monta, descendit, Josh glissa ainsi dans ce qui lui sembla une éternité.

Enfin, traversant un plafond dans un pop sonore, il se retrouva dans son lit.

Comme s’il sortait d’un drôle de rêve.

Mais là, dans sa main, il serrait la lettre de son Papa au Père Noël.

Ce n’était pas un rêve.

 

Depuis ce jour, Josh devint un enfant sage. Un enfant souriant, même. Pendant un temps, sa Maman crut avoir changé de fils. Je ne dirais pas qu’il était obéissant, non, plutôt soucieux de faire plaisir aux autres, à commencer par sa Maman, mais aussi aux maîtres d’école, et à ses camarades.

Il eut plein de cadeaux, à Noël, cette année là.

Il les redistribua.

Tous !

L’année suivante aussi, et toutes les années qui ont suivi.

Au fil du temps, quand on lui demandait, à lui, ce qui pouvait lui faire plaisir, il vous répondait que c’était de vous voir heureux.

Aujourd’hui, il est médecin. Il pose des prothèses, en fait. Il est tellement sympa que lui, on ne la voit même pas sa fausse jambe ; un truc très moderne, qui a remplacé sa vieille jambe en aluminium.

Il s’est même remis à écrire des poèmes.

Il est marié.

Ses enfants reçoivent tous les ans plein de cadeaux, à Noël. Mais pour eux, ce n’est pas une exception, parce que ce sont des enfants heureux, donc sages.

Et voilà !

Que dire ?

Sinon que, il faut faire attention, sur les routes. On ne sait jamais quels manches on va croiser, au volant de n’importe quoi ! En plus, c’est comme avec les espions du Père Noël.  Quand on ne dépasse pas les limites, on se fait carrément moins contrôler.

En effet, depuis ce jour de printemps en pleine nuit, ce jour là où Josh rencontra le Père Noël, il n’entendit plus jamais de voix sous son lit.

 

FIN

Mis à jour ( Dimanche, 24 Mai 2009 14:51 )