Ce chant est un hommage à mon oncle, Antoine Cottin, dit Toinet. Ancien marin, il me jouait de l'accordéon pendant des heures quand j'allais lui rendre visite. Je disais en rigolant qu'on n'allait pas voir l'oncle Toinet mais l'entendre. On allait toujours l'entendre avec plaisir.
Aujourd'hui, l'oncle Toinet est parti rejoindre d'autres rivages. Mais ce chant est à lui, et je sais que tonton arrive à l'entendre, chaque fois qu'il est joué quelque part.
Il était une fois, un prêtre catholique au moyen âge. Sa paroisse était un village en bord de mer. Le genre de village où tout le monde se connaît. Le genre de village où, quand il se passe quelque chose d’inhabituel, la nouvelle fait le tour du patelin en même pas deux heures.
Or, même un jeune curé comme celui-là, avait la lourde tâche de recevoir tous les petits défauts de ses ouailles en confession, et surtout celle de tout garder pour lui.